Les Centres de Vacances spécialisés

Historique

Durant les années soixante, les grandes structures provinciales d’enseignement et d’accueil spécialisés accueillaient des enfants et adolescents handicapés (CPESM de Ghlin, Ecole Clinique, IMP de La Louvière, IMP de Marchienne-au-Pont et l’embryon d’IMP de Mont-sur-Marchienne, qui aboutira à la création de l’important IMP René Thône à Marcinelle en 1971).

A cette époque, les vacances sont organisées par les directeurs de ces institutions, avec les moyens dont ils disposent et selon leurs affinités et intérêts. On est loin de répondre aux besoins. Il s’agit d’enfants vivant toute l’année à l’internat, d’où l’apparition des petites maisons de vacances, séjours sous tente, etc.

Pour couvrir les frais de ces organisations, ils font appel aux dons publics et mettent sur pied des festivités, afin de récolter des fonds. Ces activités font prendre conscience aux autorités provinciales qu’elles devraient couvrir des besoins qu’elles ont peut-être feint d’ignorer jusqu’ici.

Ces diverses organisations spontanées amènent les directeurs de l’époque à mettre en évidence, auprès de l’Autorité provinciale, le rejet des personnes visées des colonies de vacances traditionnelles et des plaines de jeux.

C’est l’exclusion de la personne handicapée ou de la personne différente par des organismes sociaux traditionnels qui amène les autorités provinciales à organiser les centres de vacances spécialisés.

Dans le cadre de sa politique de cohésion sociale en faveur des personnes extraordinaires, la Province de Hainaut souhaite donner l’accès au départ en vacances aux enfants, adolescents et adultes porteurs d’handicap et inscrits dans les institutions et services spécialisés provinciaux.

Projet

Le Projet consiste en l’organisation de vacances et de loisirs au profit :

  • Des jeunes déficients mentaux et physiques fréquentant les instituts d’enseignement provinciaux d’enseignement spécialisé.
  •  Des adultes fréquentant les services d’Accueil de jour et   services résidentiels ou non résidentiels spécialisés.

Pour répondre aux provinciaux, il est important d’accueillir les personnes porteuses de handicap dans des structures adaptées. Parmi celles-ci, les domaines de vacances provinciaux sont bien-sûr utilisés au même titre que d’autres établissements adaptés.

Il est nécessaire de rappeler que l’organisation de séjours de vacances au profit de ces jeunes répond également à des besoins humains de la famille, qui peut pendant cette période prendre un repos bien mérité.

En Hainaut, on dénombre 114 établissements pour personnes porteuses d’un handicap. Participent au projet des institutions provinciales et non provinciales.

L’Autorité provinciale a toujours favorisé l’accueil de ces personnes différentes. C’est d’ailleurs pour permettre à des jeunes de quitter leur environnement institutionnel durant les beaux jours d’été que les domaines de vacances furent acquis dans les années 70.

Il est à noter que les deux centres sont porteurs du label « Tourisme et Handicap » et qu’ils furent précurseurs dans leurs régions respectives. Ce label, délivré par les Autorités nationales françaises, est un gage de qualité dans l’accueil des personnes porteuses d’une déficience.

L’Organisation des Centres de vacances spécialisés est agréée par l’Office de la Naissance et de l’Enfance de la Fédération Wallonie Bruxelles (ONE)

Devenir animateur qualifié

Afin de s’assurer qu’une animation de qualité est proposée dans des centres de vacances, la Communauté française délivre, depuis le 20 septembre 2001, un agrément aux organisateurs·trices de centres de vacances. Cet agrément garantit concrètement aux enfants et aux parents la qualité de ces centres.

L’ONE peut accorder des subventions aux organisateurs·trices de centres de vacances agréé·e·s, tels que le Service des Relations Extérieures. La qualité de l’animation ainsi que le montant des subsides dépendent en partie du nombre d’animateur·trice·s qualifié·e·s présent·e·s durant le séjour.

Un·e animateur·trice est reconnu·e comme qualifié·e par l’ONE dès lors qu’il·elle détient un brevet, une assimilation ou une équivalence.

Il est essentiel pour tout organisateur de centres de vacances de compter un maximum d’animateurs qualifiés. C’est pourquoi nous détaillons ici les différentes façons de le devenir.

Le brevet d’animateur de centres de vacances:

Le brevet s’obtient via des organismes de formation agréés par la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui proposent des formations pour devenir animateur ou coordinateur de centres de vacances.

La formation s’étend sur 300 heures, réparties entre une partie théorique (150 heures) et une partie pratique (150 heures). Bien que le contenu global de la formation soit similaire d’un organisme à l’autre, chaque centre de formation développe ses propres spécificités, que ce soit en termes d’approche pédagogique, d’organisation ou des types d’animation.

Liste des organismes de formation : http://www.centres-de-vacances.be

La différence entre une assimilation et une équivalence au brevet d’animateur

L’équivalence est délivrée par le Service de la Jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles via un document officiel. Elle peut être accordée dans deux situations :

  • pour les anciens détenteurs de brevets ;
  • pour les parcours atypiques en animation ou coordination.

Ce parcours doit inclure une formation de base minimale et une expérience pertinente. L’expérience seule ne permet pas d’obtenir automatiquement une équivalence. C’est l’ensemble du parcours qui est évalué pour vérifier la correspondance des contenus.

Pour demander une équivalence : https://servicejeunesse.cfwb.be/formationsjeunesse/sengager-en-ecole-de-devoirs/demander-une-equivalence

L’assimilation, quant à elle, n’est pas un titre officiel mais permet à l’ONE de reconnaître un animateur comme qualifié, même si sa formation n’est pas strictement adaptée aux centres de vacances. L’assimilation est possible dans les cas suivants :

  • un·e animateur·trice, si vous possédez un diplôme à finalité pédagogique ou sociale (niveau secondaire supérieur au minimum) et justifiez de 150 heures d’expérience en animation dans un centre de vacances agréé ;
  • pour un·e coordinateur·trice, possédez un diplôme de niveau supérieur à finalité pédagogique ou sociale et 100 heures d’expérience en animation, suivies de 150 heures en coordination après avoir obtenu le titre d’animateur qualifié.

Demander une assimilation ONE: http://www.centres-de-vacances.be/animateur/obtenir-une-assimilation-ou-une-equivalence-au-brevet/index.html

Agrément ONE

Le Service des relations extérieures est agréé en tant qu’organisateur de « Centre de vacances » par l’ONE. Cet agrément signifie que l’ONE assure le contrôle et l’accompagnement de ces centres. Les organisateurs qui en bénéficient s’engagent à respecter les critères suivants :

  • encadrer les enfants par des animateur∙trice∙s qualifié∙e∙s et suffisamment nombreux∙ses) ;
  • mettre en pratique un projet pour accueillir les enfants ;
  • aider les enfants à bien s’intégrer dans le groupe, à exprimer leurs envies et leurs idées de jeux ou d’activités ;
  • organiser des activités de plein air et des activités qui développent la créativité de l’enfant, c’est-à-dire proposer un tas d’activités variées qui stimulent l’épanouissement des enfants et éveillent leur curiosité et leurs envies ;
  • respecter le rythme propre à chaque enfant ;
  • ne pas se spécialiser dans une discipline, ne pas rechercher la performance ou le résultat (les centres de vacances se distinguent des stages de perfectionnement sportifs, par exemple, où le but est de s’améliorer dans une discipline, de parfaire sa technique).

Le Service des Relations Extérieures met également un point d’honneur à recruter pour des coordinateurs et animateurs brevetés ou issus du secteur pédagogique et social afin d’offrir aux jeunes un encadrement professionnel de qualité.